Vins de la Sélection des Confrères
Vins de la Sélection des Confrères
Le Comité des vins de la CDO détermine durant le premier semestre de l’année, le vigneron retenu pour la Sélection des Confrères de l’année à venir.
Ce Comité, accompagné d’une délégation du Conseil ainsi que de tous les Compagnons qui en auraient fait la demande auprès de la Chancellerie se rendent chez le vigneron pour une dégustation. Jusqu’à la Sélection des Confrères 2025, le Comité s’est rendu dans 3 Domaines distincts pour proposer un vin dans chacun des Domaines. A partir de la Sélection des Confrères 2026, nous partons à la rencontre d’un unique domaine viticole.
A l’issue des dégustations, des notes sont attribuées selon des critères personnels et les 3 vins du Domaine qui auront fait l’unanimité rejoindront le coffret de la Sélection des Confrères.
Ainsi, chaque année le Conseil de la CDO vous offre la possibilité de découvrir et surtout déguster des crus issus de la production de Domaines qui nous sont proches et pourtant méconnus.
Hormis les trois bouteilles, le coffret inclura l’Histoire de chacun des vins.
Plus précisément, cela raconte l’Histoire du vigneron, de son domaine et celle de son vin sélectionné. Elle contiendra aussi les conseils du vigneron quant à la dégustation du vin (température, etc.).

Le coffret de la Sélection des Confrères
Le vigneron de la Sélection des Confrères 2026
C’est un Domaine de la région de la Côte qui est à l’honneur pour la Sélection des Confrères. Pour être plus précis, c’est des « vigneron-e-s » que nous avons eu le plaisir de rencontrer au Domaine Henri Cruchon à Echichens.
Cette région de La Côte représente plus de la moitié de la surface viticole vaudoise (52,4%), et compte pas moins de 12 lieux de production. Le plus grand de ceux-ci est le vignoble morgien. Il est situé entre Lausanne et la rivière d’Aubonne et totalise 602 hectares de vignes.
La région offre un climat exceptionnel pour la vigne, ce qui lui permet de produire une grande variété de cépages. On y trouve des vins classiques comme le Chasselas, qui y est majoritairement cultivé, ainsi que des rouges d’une grande qualité issus de Gamay et de Pinot Noir. Les vignerons ont diversifié leur production en introduisant récemment des cépages aux accents plus exotiques (Chardonnay, Pinot Gris, Sauvignon Blanc, Merlot, Cabernet).
Le Domaine Henri Cruchon cultive un total de seize cépages parsemés sur plusieurs petits parchets dispersés dans le vignoble morgien. Une véritable mosaïque de vignes réparties dans un paysage d’une beauté jalousée. Chacune possède son terroir, son micro-climat, sa personnalité. Le défi réside dans l’art de traduire le fruit de chacune de ces parcelles et d’en restituer la magie propre à leurs terroirs.
Seule une culture respectueuse de l’environnement naturel permet de révéler l’originalité d’un terroir et d’un cépage.
L’entier des vignes sont cultivées en biodynamie, une méthode qui proscrit toute utilisation de produit chimique.
Le vignoble vaudois est l’un des plus anciens d’Europe. Sa très riche histoire et sa longue tradition pèsent encore de façon bien vivante sur son identité. Ainsi le Chasselas, cépage originel du Pays de Vaud, reste hégémonique dans l’encépagement actuel et participe pour la Suisse à l’illustration de cette identité.
Henri Cruchon, descendant d’une lignée de vignerons fonde le Domaine en 1976. Henri est rapidement rejoint par deux de ses fils, Michel le viticulteur et Raoul l’oenologue. Le trio, épaulé par leur épouses respectives Denise, Anne et Lisa va rapidement donner un bel essor au Domaine.
Bien que toujours présents et actifs, la seconde génération a transmis le pouvoir à la nouvelle génération ! Cette nouvelle génération est incarnée par un trio de jeunes femmes, Catherine, ingénieure-oenologue, travaille depuis 2010 avec son père Raoul, alors que Yaëlle et Laura, filles de Michel et Anne, toutes deux viticultrice brevetée, sont impliquées dans la gestion et l’administration.
Le Viognier est un cépage blanc d’origine antique dont l’histoire est principalement liée à la Vallée du Rhône Septentrionale en France, autour de la petite appellation de Condrieu. Il y est cultivé depuis l’époque romaine, bien qu’il ait failli disparaître dans les années 1960, où il ne restait plus que quelques hectares.
Si Condrieu est le berceau historique où le Viognier a survécu et s’est illustré, son origine génétique première se situe en réalité bien plus au nord, dans les Alpes franco-italiennes.
Le Viognier a faillit disparaître des coteaux de Condrieu dans les années 1960. Il n’en restait effectivement plus que quelques hectares.
Grâce à des vignerons passionnés, il a connu une renaissance spectaculaire à partir des années 1980, s’étendant bien au-delà de ses terres d’origine. Il est aujourd’hui planté avec succès dans de nombreuses régions du monde, notamment en Australie, en Californie, et en Afrique du Sud.
En Suisse, le Viognier est une implantation plus récente, mais il gagne en popularité. Il a été introduit notamment en Valais et dans le canton de Vaud à la fin du XXe siècle.
Introduit il y a 600 ans dans la région de Morges, le Servagnin est le premier Pinot noir cultivé en Suisse.
C’est le 7 août 1420 que Marguerite de Savoie vit le jour dans le petit bourg de St Prex. Sa mère, la Duchesse Marie de Bourgogne avait décidé de venir s’y installer pour fuir la peste qui sévissait du côté de Chambéry. L’accueil des habitants fut si chaleureux que Marie de Bourgogne, enthousiaste, leur offrit en cet automne 1420 quelques plants de Servagnin, une ancienne variété de Pinot Noir, son cépage préféré.
Malheureusement, les maladies et l’amour fusionnel des vaudois pour le Chasselas, vont le faire disparaître.
Mais miracle ! On retrouve deux ceps au fond d’un jardin à St Prex. C’est alors que dès les années septante, quelques vignerons de la région de Morges vont redonner vie à ce cépage.
A force de patience et détermination le Servagnin allait ressusciter et devenir La marque de légende des vins de Morges.
Le Pinot Noir joue un rôle important dans la viticulture suisse : aucun autre cépage n’est aussi répandu.
D’origine française, il provient probablement de Bourgogne, où il est déjà mentionné en 1375. Dans le canton de Vaud, le Pinot Noir est cultivé depuis la fin du 15ᵉ siècle, initialement sous le nom de Servagnin.
En raison de sa sensibilité à diverses maladies et à la pourriture, le Pinot Noir est un cépage exigeant. Il débourre tôt dans l’année, ce qui le rend vulnérable au gel.
De plus, il est très difficile en matière de sol et d’exposition : le cépage préfère les sols argilo-calcaires sur lesquels il peut mûrir lentement et régulièrement
Les vignerons de la Sélection des Confrères 2025
Le Vully est une colline située entre le Lac de Morat et le Lac de Neuchâtel, dans le Pays des Trois-Lacs, en Suisse.
Le sommet du Mont-Vully culmine à 653 m d’altitude. Le vignoble, orienté sud-est, bénéficie d’un fort ensoleillement et la proximité du Lac de Morat crée un microclimat avec faible pluviométrie. Le Vully est composé de molasse – grès et marne – et les sols qui s’y développent se caractérisent par une très forte composante de sable.
Le vignoble du Vully s’étend sur un peu plus de 160 ha, principalement dans le canton de Fribourg et une petite partie dans le canton de Vaud. C’est l’une des plus petites régions viticoles suisses, mais elle est très appréciée pour ses vins de haute qualité et son riche patrimoine culturel. Par ailleurs, c’est la seule appellation de Suisse située sur deux cantons.
Les Romains ont probablement introduit la culture de la vigne au Vully entre 58 av. JC et 300 apr. JC alors que la ville voisine d’Avenches était la capitale de l’Helvétie romaine.
La Cave Parisod: le nom Parisod est associé à une longue tradition viticole. Originaire de Villette, dans le Lavaux, la famille s’est installée à Bellerive, au Vully, où elle cultive la vigne depuis cinq générations. La cave a vu le jour en 1994, marquant le début de la commercialisation des vins. Sylvain et Antoine Parisod gèrent aujourd’hui plus de 5 hectares, avec une diversification des cépages. Antoine, après des études en informatique à l’EPFL et en œnologie à Changins, a contribué à l’expansion du domaine, ajoutant des variétés comme le Pinot gris, le Merlot, et le Divico, aux cépages traditionnels.
Le Château de Praz: Le Château de Praz, construit il y a 400 ans par Dorothée Velga et Jean-Rodolphe d’Erlach, est depuis toujours lié à la viticulture. Depuis 1905, il appartient à la famille Chervet, et depuis 2011, Marylène et Louis Bovard-Chervet en assurent la gestion. Marylène crée des vins mono-cépages avec minutie et intuition, tandis que Louis, issu d’une famille vigneronne, supervise avec soin les 12 hectares de vignes, désormais en reconversion biologique. Ensemble, ils perpétuent avec passion la tradition familiale tout en innovant.

Domaine Chervet: Jean-Daniel Chervet, héritier d’une tradition viticole remontant à 1820, a repris le domaine familial en 1990 avec son épouse Franziska. Diplômé de Changins, il a su allier innovation et tradition, avec des pratiques modernes comme l’élevage sur lies et le vieillissement en tonneaux. Le domaine, fort de 15 hectares, cultive 70 % de cépages blancs et 30 % de rouges, dont le Freiburger, introduit par Louis Chervet dans les années 1950. La relève est assurée, leur fils Florian ayant remporté une médaille européenne d’or en 2024 au concours des jeunes professionnels du vin.
Les vignerons de la Sélection des Confrères 2024
Le canton du Valais, avec ses 5’259 hectares de vignes, possède le plus grand vignoble de Suisse. L’essentiel de ses vignes est planté sur la rive droite de la vallée du Rhône dans une zone de 120 kilomètres de longueur qui s’étend de Martigny à Loèche. Plus de 50 cépages différents y sont cultivés à une altitude variant de 450 à 800 mètres, exception faite du vignoble de Visperterminen situé à plus de 1’000 mètres.
Les trois caves sélectionnées par la Confrérie partagent un terroir exceptionnel, avec des sols variés et des microclimats qui confèrent à chaque vin une personnalité distincte. Ces vignerons perpétuent une histoire viticole riche, héritage de générations de passion et d’engagement envers la qualité.
En 1986, Philippe Dubuis et Jacky Rudaz ont créé leur entreprise. A ses débuts, cette activité était secondaire pour les deux amis. Huit ans plus tard, Philippe Dubuis reprend seul les rênes de la maison, faisant ainsi de celle-ci son activité principale.
Depuis 2019, la Cave Dubuis & Rudaz cultive les vignes dans un esprit très axé sur la biodynamie et le respect du terroir et officialise l’utilisation du Label Bio Suisse et entreprends les démarches pour l’obtention du Bourgeon Vert porté par toutes ses bouteilles.
John & Mike Favre, c’est les cowboys de Chamoson qui débarquent en Harley Davidson. Véritables passionnés par la mécanique, les Favre n’hésitent pas à jouer les bricoleurs. Ils fabriquent et réparent leurs propres machines pour travailler la vigne. Nos bikers ont trouvé la manière la plus ingénieuse de lier leurs deux passions.
Jean-Charles (John) suit la voie de son père René Favre, qui a créé la cave, en fréquentant l’Ecole d’agriculture de Châteauneuf avant de se former en oenologie. Mike, après sept ans aux USA fait son retour à la terre en étudiant à Changins. Depuis, les deux frères poursuivent l’aventure initiée par leur père.
C’est en 1999 que démarre l’histoire de l’Orpailleur, le chercheur d’or, avec une petite mise en bouteilles et un dépôt loué à Saint-Léonard. Frédéric Dumoulin est tombé dans le chauderon de la viticulture en 1989 déjà, il venait de terminé son école d’oenologie pour être engagé par la famille « Les Frères Dumoulin » pour s’occuper de la vinification. Bien vite il songe à produire ses propres bouteilles.
Frédéric et son frère David continue de se développer avec, en 2008, la construction d’un cave de vinification. C’est là que mûrissent les produits de leur domaine de 27 hectares.
Les vignerons de la Sélection des Confrères 2023
Les vignes des Côtes de l’Orbe AOC (170 ha) font partie de ce qui est appelé le vignoble du Nord Vaudois avec l’appellation Bonvillars (190 ha) et celle du Vully (150 ha). Il s’agirait de la plus vieille région viticole de Suisse. Cette superficie de 180 hectares (4% de la surface viticole vaudoise) est morcelée en une multitude de parchets.
L’appellation d’origine Côtes de l’Orbe s’étend sur une vingtaine de communes, d’Eclépens à Yverdon-les-Bains (voire Yvonand). Les terroirs sont composés de molasse, de calcaire et d’argile. Généralement orientées plein sud, les vignes profitent d’un climat plus sec qu’ailleurs dans le canton, idéal pour la culture des cépages rouges qui représentent environ deux tiers du vignoble.
Initiée par les Romains, développée par les moines et les seigneurs, la culture de la vigne prospéra dans la région au point qu’avant les ravages du phylloxéra, à la fin du 19e siècle, Orbe était le plus grand district viticole vaudois.
L’histoire commence au XVII siècle avec l’édification d’une grande demeure par la famille Manuel à Valeyres-sous-Rances. Un peu plus de 300 ans plus tard, le grand-père de Benjamin Morel acquière le Château ainsi que le domaine attenant pour y cultiver la vigne. Cet avocat de profession est passionné d’oenologie, il se lance dans l’épopée du vin sans aucune tradition viticole. Sa passion et sa persévérance conduisent ensuite son fils Marc Antoine puis son petit-fils Benjamin à poursuivre l’aventure. 3ème génération des Morel depuis 1945, Benjamin reprend l’affaire en 2004. Il respecte l’héritage de ses aïeux et sa philosophie est claire; produire des vins authentiques exprimant ce magnifique terroir des Côtes-de-l’Orbe.
La cave du Domaine de l’Orme est créée en 1986 par Gérald Baudat et Jean-Daniel Gauthey. Huit ans plus tard, Jean-Daniel Gauthey en devient l’unique propriétaire. En 2017, c’est son fils Frédéric Gauthey qui prend la commande du Domaine. Hormis la charge de travail liée à son domaine, Frédéric a accepté de gérer, depuis quelques années, les 5000 m2 de vignobles de la commune d’Orbe. Il s’occupe de toute la production du vin urbigène, de la pousse du raisin à la mise en bouteille ,tout ceci pour le plus grand plaisir des autorités du bourg.
Valérie Marendaz est une trentenaire optimiste et imprégnée d’une bonne dose de bonne humeur. Son futur métier de vigneronne débute, sans qu’elle ne le sache encore, dans le cadre de ses études pour devenir enseignante. A cette époque, elle s’est rendue en Allemagne pour y effectuer un stage. Au cours de celui-ci, elle a travaillé durant deux mois à la reconstruction d’une ferme près de Hambourg. C’est le côté pratique et manuel de ce travail qui la décide de changer de cap professionnel. Elle se lance alors dans les études d’oenologie à la Haute Ecole de Changins. Les études terminées, elle seconde son père Daniel avant de reprendre le domaine en 2017. Son père, curieux et passionné, a créé une gamme de mousseux selon la méthode traditionnelle champenoise qui lui ont valu une belle réputation. Cette activité, aujourd’hui ancrée dans la tradition familiale, est perpétuée par Valérie.
Les vignerons de la Sélection des Confrères 2022
Une œuvre commencée en 1912 par la famille Georges Chollet, entrepreneur à Montreux, qui achète à cette époque plus de 15 parcelles de vigne et y construit la maison. C’est le début de ce qui deviendra plus tard le domaine du Scex du Châtelard. Le père de Daniel Allamand rachète cette propriété en 1957 et depuis le domaine ne cesse de s’agrandir. Déjà 64 années se sont écoulées à travailler la vigne sur cette terre d’exception. Le résultat, aujourd’hui, est que le pari du père de Daniel, de Daniel et maintenant de son fils Marc a été gagné grâce aux succès accumulés durant toutes ces années.
Allez voir de vos yeux et faire saliver vos papilles dans cette région un peu à part car elle fait presque office de frontière entre le Lavaux et le Chablais.
Jeune vigneron prometteur, sollicité par les plus grandes tables, Stéphane Gros s’illustre par son originalité et son talent. Stéphane est à la tête d’un domaine de 6.5 ha dans le village de Dardagny. Il vinifie des vins de garde racés et puissants. Il est issu de la 7ème génération de Gros à reprendre l’exploitation familiale. Sa devise: “Le vin se fait à la vigne, 95% de la qualité d’un vin provient de la façon dont les raisins ont été accompagnés durant l’année. Le vigneron, lui, n’a que 5% de marge pour le mettre en lumière avec la vinification.”
Rendez-vous à son Domaine, vous y rencontrerez une ambiance hors du temps, un personnage attachant et plein d’humour.
Les vignerons de la Sélection des Confrères 2021
Jean-Michel Walther à Luins, Maître chai de père en fils depuis 4 générations. Jean-Michel est un épicurien, passionné par son travail. Les noms qu’il donne à ses produits ont chacun une histoire, quelques-fois touchantes, quelques-fois amusantes, quel plaisir de les découvrir. Passionné de jazz, sa Cave de la Rose d’Or a déjà accueilli des pointures dans un cadre atypique et intimiste.
Ce Bansella 2018, 100% Barbera provient de la région d’Alba dans le Piémont. C’est Alfredo Prunotto et son épouse qui reprennent les rênes d’une coopérative en 1922 dans une période où plusieurs membres avaient décidés de ne plus livrer leurs raisins à la cave de la coopérative. Leur passion et leur engagement rendent la cave célèbre et c’est ainsi que les exportations dans le monde entier ont débutés. Aujourd’hui c’est la famille Antinori qui perpétue le haut niveau de qualité voulu par Alfredo Prunotto.
Commande de la Sélection des Confrères
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Le trésorier de la Confrérie vous fera parvenir un bulletin de versement avec le montant de votre commande. Le prix de la Sélection des Confrères 2026 est de 66.- frs, quel que soit le format du coffret choisi. Une fois le versement perçu sur le compte de la Confrérie, les modalités de la livraison se discuteront avec vous par mail ou par téléphone.
* Champs obligatoires
Le Comité des vins de la CDO détermine durant le premier semestre de l’année, le vigneron retenu pour la Sélection des Confrères de l’année à venir.
Ce Comité, accompagné d’une délégation du Conseil ainsi que de tous les Compagnons qui en auraient fait la demande auprès de la Chancellerie se rendent chez le vigneron pour une dégustation. Jusqu’à la Sélection des Confrères 2025, le Comité s’est rendu dans 3 Domaines distincts pour proposer un vin dans chacun des Domaines. A partir de la Sélection des Confrères 2026, nous partons à la rencontre d’un unique domaine viticole.
A l’issue des dégustations, des notes sont attribuées selon des critères personnels et les 3 vins du Domaine qui auront fait l’unanimité rejoindront le coffret de la Sélection des Confrères.
Ainsi, chaque année le Conseil de la CDO vous offre la possibilité de découvrir et surtout déguster des crus issus de la production de Domaines qui nous sont proches et pourtant méconnus.
Hormis les trois bouteilles, le coffret inclura l’Histoire de chacun des vins.
Plus précisément, cela raconte l’Histoire du vigneron, de son domaine et celle de son vin sélectionné. Elle contiendra aussi les conseils du vigneron quant à la dégustation du vin (température, etc.).

Le coffret de la Sélection des Confrères
Le vigneron de la Sélection des Confrères 2026
C’est un Domaine de la région de la Côte qui est à l’honneur pour la Sélection des Confrères. Pour être plus précis, c’est des « vigneron-e-s » que nous avons eu le plaisir de rencontrer au Domaine Henri Cruchon à Echichens.
Cette région de La Côte représente plus de la moitié de la surface viticole vaudoise (52,4%), et compte pas moins de 12 lieux de production. Le plus grand de ceux-ci est le vignoble morgien. Il est situé entre Lausanne et la rivière d’Aubonne et totalise 602 hectares de vignes.
La région offre un climat exceptionnel pour la vigne, ce qui lui permet de produire une grande variété de cépages. On y trouve des vins classiques comme le Chasselas, qui y est majoritairement cultivé, ainsi que des rouges d’une grande qualité issus de Gamay et de Pinot Noir. Les vignerons ont diversifié leur production en introduisant récemment des cépages aux accents plus exotiques (Chardonnay, Pinot Gris, Sauvignon Blanc, Merlot, Cabernet).
Le Domaine Henri Cruchon cultive un total de seize cépages parsemés sur plusieurs petits parchets dispersés dans le vignoble morgien. Une véritable mosaïque de vignes réparties dans un paysage d’une beauté jalousée. Chacune possède son terroir, son micro-climat, sa personnalité. Le défi réside dans l’art de traduire le fruit de chacune de ces parcelles et d’en restituer la magie propre à leurs terroirs.
Seule une culture respectueuse de l’environnement naturel permet de révéler l’originalité d’un terroir et d’un cépage.
L’entier des vignes sont cultivées en biodynamie, une méthode qui proscrit toute utilisation de produit chimique.
Le vignoble vaudois est l’un des plus anciens d’Europe. Sa très riche histoire et sa longue tradition pèsent encore de façon bien vivante sur son identité. Ainsi le Chasselas, cépage originel du Pays de Vaud, reste hégémonique dans l’encépagement actuel et participe pour la Suisse à l’illustration de cette identité.
Henri Cruchon, descendant d’une lignée de vignerons fonde le Domaine en 1976. Henri est rapidement rejoint par deux de ses fils, Michel le viticulteur et Raoul l’oenologue. Le trio, épaulé par leur épouses respectives Denise, Anne et Lisa va rapidement donner un bel essor au Domaine.
Bien que toujours présents et actifs, la seconde génération a transmis le pouvoir à la nouvelle génération ! Cette nouvelle génération est incarnée par un trio de jeunes femmes, Catherine, ingénieure-oenologue, travaille depuis 2010 avec son père Raoul, alors que Yaëlle et Laura, filles de Michel et Anne, toutes deux viticultrice brevetée, sont impliquées dans la gestion et l’administration.
Le Viognier est un cépage blanc d’origine antique dont l’histoire est principalement liée à la Vallée du Rhône Septentrionale en France, autour de la petite appellation de Condrieu. Il y est cultivé depuis l’époque romaine, bien qu’il ait failli disparaître dans les années 1960, où il ne restait plus que quelques hectares.
Si Condrieu est le berceau historique où le Viognier a survécu et s’est illustré, son origine génétique première se situe en réalité bien plus au nord, dans les Alpes franco-italiennes.
Le Viognier a faillit disparaître des coteaux de Condrieu dans les années 1960. Il n’en restait effectivement plus que quelques hectares.
Grâce à des vignerons passionnés, il a connu une renaissance spectaculaire à partir des années 1980, s’étendant bien au-delà de ses terres d’origine. Il est aujourd’hui planté avec succès dans de nombreuses régions du monde, notamment en Australie, en Californie, et en Afrique du Sud.
En Suisse, le Viognier est une implantation plus récente, mais il gagne en popularité. Il a été introduit notamment en Valais et dans le canton de Vaud à la fin du XXe siècle.
Introduit il y a 600 ans dans la région de Morges, le Servagnin est le premier Pinot noir cultivé en Suisse.
C’est le 7 août 1420 que Marguerite de Savoie vit le jour dans le petit bourg de St Prex. Sa mère, la Duchesse Marie de Bourgogne avait décidé de venir s’y installer pour fuir la peste qui sévissait du côté de Chambéry. L’accueil des habitants fut si chaleureux que Marie de Bourgogne, enthousiaste, leur offrit en cet automne 1420 quelques plants de Servagnin, une ancienne variété de Pinot Noir, son cépage préféré.
Malheureusement, les maladies et l’amour fusionnel des vaudois pour le Chasselas, vont le faire disparaître.
Mais miracle ! On retrouve deux ceps au fond d’un jardin à St Prex. C’est alors que dès les années septante, quelques vignerons de la région de Morges vont redonner vie à ce cépage.
A force de patience et détermination le Servagnin allait ressusciter et devenir La marque de légende des vins de Morges.

Le Pinot Noir joue un rôle important dans la viticulture suisse : aucun autre cépage n’est aussi répandu.
D’origine française, il provient probablement de Bourgogne, où il est déjà mentionné en 1375. Dans le canton de Vaud, le Pinot Noir est cultivé depuis la fin du 15ᵉ siècle, initialement sous le nom de Servagnin.
En raison de sa sensibilité à diverses maladies et à la pourriture, le Pinot Noir est un cépage exigeant. Il débourre tôt dans l’année, ce qui le rend vulnérable au gel.
De plus, il est très difficile en matière de sol et d’exposition : le cépage préfère les sols argilo-calcaires sur lesquels il peut mûrir lentement et régulièrement.

Les vignerons de la Sélection des Confrères 2025
Le Vully est une colline située entre le Lac de Morat et le Lac de Neuchâtel, dans le Pays des Trois-Lacs, en Suisse.
Le sommet du Mont-Vully culmine à 653 m d’altitude. Le vignoble, orienté sud-est, bénéficie d’un fort ensoleillement et la proximité du Lac de Morat crée un microclimat avec faible pluviométrie. Le Vully est composé de molasse – grès et marne – et les sols qui s’y développent se caractérisent par une très forte composante de sable.
Le vignoble du Vully s’étend sur un peu plus de 160 ha, principalement dans le canton de Fribourg et une petite partie dans le canton de Vaud. C’est l’une des plus petites régions viticoles suisses, mais elle est très appréciée pour ses vins de haute qualité et son riche patrimoine culturel. Par ailleurs, c’est la seule appellation de Suisse située sur deux cantons.
Les Romains ont probablement introduit la culture de la vigne au Vully entre 58 av. JC et 300 apr. JC alors que la ville voisine d’Avenches était la capitale de l’Helvétie romaine.
La Cave Parisod: le nom Parisod est associé à une longue tradition viticole. Originaire de Villette, dans le Lavaux, la famille s’est installée à Bellerive, au Vully, où elle cultive la vigne depuis cinq générations. La cave a vu le jour en 1994, marquant le début de la commercialisation des vins. Sylvain et Antoine Parisod gèrent aujourd’hui plus de 5 hectares, avec une diversification des cépages. Antoine, après des études en informatique à l’EPFL et en œnologie à Changins, a contribué à l’expansion du domaine, ajoutant des variétés comme le Pinot gris, le Merlot, et le Divico, aux cépages traditionnels.
Le Château de Praz: Le Château de Praz, construit il y a 400 ans par Dorothée Velga et Jean-Rodolphe d’Erlach, est depuis toujours lié à la viticulture. Depuis 1905, il appartient à la famille Chervet, et depuis 2011, Marylène et Louis Bovard-Chervet en assurent la gestion. Marylène crée des vins mono-cépages avec minutie et intuition, tandis que Louis, issu d’une famille vigneronne, supervise avec soin les 12 hectares de vignes, désormais en reconversion biologique. Ensemble, ils perpétuent avec passion la tradition familiale tout en innovant.
Domaine Chervet: Jean-Daniel Chervet, héritier d’une tradition viticole remontant à 1820, a repris le domaine familial en 1990 avec son épouse Franziska. Diplômé de Changins, il a su allier innovation et tradition, avec des pratiques modernes comme l’élevage sur lies et le vieillissement en tonneaux. Le domaine, fort de 15 hectares, cultive 70 % de cépages blancs et 30 % de rouges, dont le Freiburger, introduit par Louis Chervet dans les années 1950. La relève est assurée, leur fils Florian ayant remporté une médaille européenne d’or en 2024 au concours des jeunes professionnels du vin.
Les vignerons de la Sélection des Confrères 2024
Le canton du Valais, avec ses 5’259 hectares de vignes, possède le plus grand vignoble de Suisse. L’essentiel de ses vignes est planté sur la rive droite de la vallée du Rhône dans une zone de 120 kilomètres de longueur qui s’étend de Martigny à Loèche. Plus de 50 cépages différents y sont cultivés à une altitude variant de 450 à 800 mètres, exception faite du vignoble de Visperterminen situé à plus de 1’000 mètres.
Les trois caves sélectionnées par la Confrérie partagent un terroir exceptionnel, avec des sols variés et des microclimats qui confèrent à chaque vin une personnalité distincte. Ces vignerons perpétuent une histoire viticole riche, héritage de générations de passion et d’engagement envers la qualité.
En 1986, Philippe Dubuis et Jacky Rudaz ont créé leur entreprise. A ses débuts, cette activité était secondaire pour les deux amis. Huit ans plus tard, Philippe Dubuis reprend seul les rênes de la maison, faisant ainsi de celle-ci son activité principale.
Depuis 2019, la Cave Dubuis & Rudaz cultive les vignes dans un esprit très axé sur la biodynamie et le respect du terroir et officialise l’utilisation du Label Bio Suisse et entreprends les démarches pour l’obtention du Bourgeon Vert porté par toutes ses bouteilles.
John & Mike Favre, c’est les cowboys de Chamoson qui débarquent en Harley Davidson. Véritables passionnés par la mécanique, les Favre n’hésitent pas à jouer les bricoleurs. Ils fabriquent et réparent leurs propres machines pour travailler la vigne. Nos bikers ont trouvé la manière la plus ingénieuse de lier leurs deux passions.
Jean-Charles (John) suit la voie de son père René Favre, qui a créé la cave, en fréquentant l’Ecole d’agriculture de Châteauneuf avant de se former en oenologie. Mike, après sept ans aux USA fait son retour à la terre en étudiant à Changins. Depuis, les deux frères poursuivent l’aventure initiée par leur père.
C’est en 1999 que démarre l’histoire de l’Orpailleur, le chercheur d’or, avec une petite mise en bouteilles et un dépôt loué à Saint-Léonard. Frédéric Dumoulin est tombé dans le chauderon de la viticulture en 1989 déjà, il venait de terminé son école d’oenologie pour être engagé par la famille « Les Frères Dumoulin » pour s’occuper de la vinification. Bien vite il songe à produire ses propres bouteilles.
Frédéric et son frère David continue de se développer avec, en 2008, la construction d’un cave de vinification. C’est là que mûrissent les produits de leur domaine de 27 hectares.
Les vignerons de la Sélection des Confrères 2023
Les vignes des Côtes de l’Orbe AOC (170 ha) font partie de ce qui est appelé le vignoble du Nord Vaudois avec l’appellation Bonvillars (190 ha) et celle du Vully (150 ha). Il s’agirait de la plus vieille région viticole de Suisse. Cette superficie de 180 hectares (4% de la surface viticole vaudoise) est morcelée en une multitude de parchets.
L’appellation d’origine Côtes de l’Orbe s’étend sur une vingtaine de communes, d’Eclépens à Yverdon-les-Bains (voire Yvonand). Les terroirs sont composés de molasse, de calcaire et d’argile. Généralement orientées plein sud, les vignes profitent d’un climat plus sec qu’ailleurs dans le canton, idéal pour la culture des cépages rouges qui représentent environ deux tiers du vignoble.
Initiée par les Romains, développée par les moines et les seigneurs, la culture de la vigne prospéra dans la région au point qu’avant les ravages du phylloxéra, à la fin du 19e siècle, Orbe était le plus grand district viticole vaudois.
L’histoire commence au XVII siècle avec l’édification d’une grande demeure par la famille Manuel à Valeyres-sous-Rances. Un peu plus de 300 ans plus tard, le grand-père de Benjamin Morel acquière le Château ainsi que le domaine attenant pour y cultiver la vigne. Cet avocat de profession est passionné d’oenologie, il se lance dans l’épopée du vin sans aucune tradition viticole. Sa passion et sa persévérance conduisent ensuite son fils Marc Antoine puis son petit-fils Benjamin à poursuivre l’aventure. 3ème génération des Morel depuis 1945, Benjamin reprend l’affaire en 2004. Il respecte l’héritage de ses aïeux et sa philosophie est claire; produire des vins authentiques exprimant ce magnifique terroir des Côtes-de-l’Orbe.
La cave du Domaine de l’Orme est créée en 1986 par Gérald Baudat et Jean-Daniel Gauthey. Huit ans plus tard, Jean-Daniel Gauthey en devient l’unique propriétaire. En 2017, c’est son fils Frédéric Gauthey qui prend la commande du Domaine. Hormis la charge de travail liée à son domaine, Frédéric a accepté de gérer, depuis quelques années, les 5000 m2 de vignobles de la commune d’Orbe. Il s’occupe de toute la production du vin urbigène, de la pousse du raisin à la mise en bouteille ,tout ceci pour le plus grand plaisir des autorités du bourg.
Valérie Marendaz est une trentenaire optimiste et imprégnée d’une bonne dose de bonne humeur. Son futur métier de vigneronne débute, sans qu’elle ne le sache encore, dans le cadre de ses études pour devenir enseignante. A cette époque, elle s’est rendue en Allemagne pour y effectuer un stage. Au cours de celui-ci, elle a travaillé durant deux mois à la reconstruction d’une ferme près de Hambourg. C’est le côté pratique et manuel de ce travail qui la décide de changer de cap professionnel. Elle se lance alors dans les études d’oenologie à la Haute Ecole de Changins. Les études terminées, elle seconde son père Daniel avant de reprendre le domaine en 2017. Son père, curieux et passionné, a créé une gamme de mousseux selon la méthode traditionnelle champenoise qui lui ont valu une belle réputation. Cette activité, aujourd’hui ancrée dans la tradition familiale, est perpétuée par Valérie.
Les vignerons de la Sélection des Confrères 2022
Une œuvre commencée en 1912 par la famille Georges Chollet, entrepreneur à Montreux, qui achète à cette époque plus de 15 parcelles de vigne et y construit la maison. C’est le début de ce qui deviendra plus tard le domaine du Scex du Châtelard. Le père de Daniel Allamand rachète cette propriété en 1957 et depuis le domaine ne cesse de s’agrandir. Déjà 64 années se sont écoulées à travailler la vigne sur cette terre d’exception. Le résultat, aujourd’hui, est que le pari du père de Daniel, de Daniel et maintenant de son fils Marc a été gagné grâce aux succès accumulés durant toutes ces années.
Allez voir de vos yeux et faire saliver vos papilles dans cette région un peu à part car elle fait presque office de frontière entre le Lavaux et le Chablais.
Jeune vigneron prometteur, sollicité par les plus grandes tables, Stéphane Gros s’illustre par son originalité et son talent. Stéphane est à la tête d’un domaine de 6.5 ha dans le village de Dardagny. Il vinifie des vins de garde racés et puissants. Il est issu de la 7ème génération de Gros à reprendre l’exploitation familiale. Sa devise: “Le vin se fait à la vigne, 95% de la qualité d’un vin provient de la façon dont les raisins ont été accompagnés durant l’année. Le vigneron, lui, n’a que 5% de marge pour le mettre en lumière avec la vinification.”
Rendez-vous à son Domaine, vous y rencontrerez une ambiance hors du temps, un personnage attachant et plein d’humour.
Les vignerons de la Sélection des Confrères 2021
Jean-Michel Walther à Luins, Maître chai de père en fils depuis 4 générations. Jean-Michel est un épicurien, passionné par son travail. Les noms qu’il donne à ses produits ont chacun une histoire, quelques-fois touchantes, quelques-fois amusantes, quel plaisir de les découvrir. Passionné de jazz, sa Cave de la Rose d’Or a déjà accueilli des pointures dans un cadre atypique et intimiste.
Ce Bansella 2018, 100% Barbera provient de la région d’Alba dans le Piémont. C’est Alfredo Prunotto et son épouse qui reprennent les rênes d’une coopérative en 1922 dans une période où plusieurs membres avaient décidés de ne plus livrer leurs raisins à la cave de la coopérative. Leur passion et leur engagement rendent la cave célèbre et c’est ainsi que les exportations dans le monde entier ont débutés. Aujourd’hui c’est la famille Antinori qui perpétue le haut niveau de qualité voulu par Alfredo Prunotto.
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